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Author Archiveby admin on nov.27, 2008, under Actualité Voici un communiqué de presse transmis par le CIVC datant d’avril 2008. Ce communiqué a pour intérêt de vous expliquer clairement les changements qui s’opèrent actuellement sur l’aire délimitée Champagne. Une délimitation ancienne, qui date du début du 20ème siècle Le vignoble de la Champagne est ancien et historiquement très vaste. En 1865, il s’étend sur 65.000 ha, même si une part réduite des vins produits est destinés à la production de vins effervescents. L’apparition du phylloxéra, à la fin du XIXème siècle puis la guerre de 1914-18 vont en réduire considérablement la surface, celle-ci représentant environ 12.000 à la fin des hostilités. Une appellation d’origine est, par essence, rattachée à un terroir. Encore faut-il que ce terroir soit identifié, et pour cela, qu’il soit délimité. La délimitation de l’aire géographique de la Champagne Viticole, amorcée dès 1908, a été établie par la loi du 22 juillet 1927. Celle-ci a défini deux notions :
Pourquoi le vignoble champenois a-t-il décidé de remettre en chantier sa délimitation ? La question de la révision de l’aire s’est posée dès la fin des années 1980 mais la crise de 1990 a mis un terme provisoire à ces réflexions. C’est la loi de 1984, sur la délimitation des AOC, qui donne pouvoir à l’INAO de classer des terrains sur la base de critères techniques, et les demandes de délimitation émanant de différentes communes, qui ont relancé la réflexion du SGV sur ce sujet : à partir du moment où, dans l’aire Champagne, toute commune pouvait, de sa propre initiative, demander la réouverture de la délimitation sur son territoire, le SGV a considéré qu’il était plus logique de faire cet exercice à l’échelle de toute la Champagne, pour assurer que cette démarche soit conduite d’une manière cohérente, basée sur des critères identiques, clairs et homogènes, afin de garantir la qualité des vins de Champagne offerts au consommateur final. C’est en 2003 que les professionnels champenois ont officiellement demandé à l’INAO la révision (et non l’extension) de la délimitation. L’INAO a accepté cette demande. A cette fin, et comme pour toute procédure de délimitation, le comité national de l’INAO a désigné une commission d’enquête, puis une commission d’experts.. A ce stade du projet, il s’agit de réviser deux listes de communes : les communes de l’aire de production et celles de l’aire d’élaboration. On ne parle pas de surfaces en plus ou en moins : ceci viendra lors de la deuxième phase, sur la base des propositions faites par les experts. La révision pourra ajouter ou retirer des communes. L’objectif est de parvenir à un résultat homogène et cohérent, avec comme obsession l’amélioration qualitative. Si le dynamisme de l’économie de la Champagne est un moteur supplémentaire pour conduire cette délimitation, ce n’est pas l’élément essentiel car une surface délimitée n’est pas une surface plantée. Rappelons qu’après la loi de 1927, il aura fallu à la Champagne presque 80 ans pour toucher les limites physiques de son appellation. La procédure de révision de délimitation : un processus long, entouré de garanties Le travail de révision de délimitation d’une AOC relève de la compétence de l’INAO. La procédure comporte plusieurs étapes incontournables :
2) La seconde consiste à établir, sur la base de ces critères généraux de délimitation, la liste des communes faisant partie de l’aire géographique délimitée. Celle-ci sera composée de deux zones imbriquées :
Ces deux zones seront matérialisées chacune sous la forme d’une liste de communes figurant au cahier des charges de l’appellation. 3) Enfin, des principes de délimitation parcellaire seront arrêtés, sur la base desquels sera conduite la délimitation parcellaire, exclusivement dans les communes de la zone de production de raisins. Chacune de ces étapes fait l’objet d’un rapport d’experts, soumis pour approbation au Comité national des vins et eaux‑de‑vie de l’INAO. Ce n’est qu’une fois que celui-ci s’est prononcé favorablement sur le rapport qu’il est possible de passer à l’étape suivante.
Première étape : les critères Une commission d’enquête, appuyée par une commission de consultants nommés par l’INAO, a établi les critères qui justifieront l’intégration d’une commune dans la zone d’élaboration et la zone de production de raisins. Ces critères, dits « principes de délimitation », ont été validés par le comité national de l’INAO en mars 2006, sur la base de propositions du syndicat de défense de l’appellation. Ils sont, globalement, les suivants :
L’objectif de ces principes de délimitation est double :
Deuxième étape : la liste des communes de l’aire et la validation par l’INAO Cette mission a été confiée à une commission d’experts indépendants, composée d’un historien, d’un géologue, d’un technicien de la vigne, d’un phyto-sociologue et d’un climatologue, nommés par l’INAO en mars 2006. En octobre 2007, les experts ont soumis leur premier projet de délimitation communale au syndicat général des vignerons de la Champagne et au comité régional de l’INAO. En novembre 2007, leur projet a été déposé au Comité national de l’INAO ; il propose une liste de 675 communes pour la zone d’élaboration (au lieu de 634 actuellement) et une liste de 40 nouvelles communes et de 2 communes sortantes pour la zone de production (qui en compte actuellement 319). Le 13 mars 2008, le comité national de l’INAO a validé le projet des experts. La liste a été publiée le 7 avril dans les annonces légales de la presse régionale pour mise à l’enquête publique entre le 21 avril et le 21 juin 2008. Prochaines étapes : l’enquête publique, le rapport définitif des experts et la révision parcellaire Entre avril et juin 2008, le projet est soumis à enquête publique et procédure nationale d’opposition afin de permettre à toute personne concernée de prendre connaissance du rapport des experts et de déposer par écrit des réclamations ou des oppositions. Ensuite, pendant l’été 2008, la commission d’experts de l’INAO aura deux mois pour examiner les réclamations et, éventuellement, réviser son projet initial lequel sera soumis au SGV et au Comité régional de l’INAO d’abord puis au comité national de l’INAO fin 2008 ou début 2009. Si le projet d’aire géographique est approuvé par l’INAO, un projet de décret officialisant la nouvelle définition de l’aire géographique sera présenté au Conseil d’Etat. Ce n’est qu’une fois cette étape terminée que pourra commencer la dernière phase de la délimitation : la révision du parcellaire dans les 357 communes de la zone de production de raisins, c’est-à -dire la détermination des parcelles qui pourront effectivement produire des raisins AOC Champagne. Il faudra préalablement que l’INAO définisse des principes généraux de délimitation parcellaire et nomme une nouvelle commission d’experts. L’INAO estime que cette dernière phase, qui pourrait commencer courant 2009, prendra au moins 5 ans et pourrait être finalisée en 2015. Et après ?… Les professionnels du champagne espèrent majoritairement que cette révision apportera des terrains supplémentaires sur lesquels seront plantées de nouvelles vignes pour permettre à la Champagne d’accompagner son expansion commerciale, comme elle l’a fait jusqu’ici, en augmentant progressivement sa surface plantée. Cependant, dans le cadre de la procédure qui est engagée, aucun terrain ne sera classé s’il ne répond pas aux critères de cohérence et de qualité définis par l’INAO. Par ailleurs, aire délimitée ne signifie pas aire plantée. La surface parcellaire classée de la Champagne est fixée depuis presque 80 ans. Pour autant, elle n’arrive qu’aujourd’hui à ses limites physiques en termes de plantation. Cela illustre le fait que vignerons et maisons de Champagne ont toujours su développer progressivement leur production pour permettre un développement maîtrisé et équilibré de l’économie du champagne. by admin on nov.27, 2008, under Actualité Tout le monde parle de crise en ce moment, dans le secteur automobile, dans le secteur financier, mais n’oublions pas que la crise « viticole » est déjà présente depuis un moment en France. Quelles sont les causes de cette crise viticole en France, en Europe? - Depuis maintenant quelques dizaines d’années les pays du nouveau monde élaborent leurs propres vins, ainsi des marchés comme les Etats-Unis, l’Australie, la Nouvelle Zélande consomment désormais en priorité leurs propres vins.
- La production mondiale de vin est en forte croissance étant donné que les vins du nouveau monde sont désormais présents, et nous observons que peu à peu les pays comme l’Angleterre ou la Belgique qui étaient de gros clients, achètent également des vins du Chili, d’Argentine, d’Afrique du Sud, des Etats Unis, d’Australie au détriment des vins français.
- L’inflation des prix des vins français est également la cause de cette crise. Notre esprit conservateur en France nous a poussé a croire pendant plusieurs centaines d’années que nous étions les plus forts dans le domaine de la viticulture, hors maintenant nous voyons des vins de très grande qualité arriver de pays étrangers.
- La baisse de la consommation du vin dans le monde mais surtout en France est également en cause. La répression sur les routes, les campagnes publicitaires contre l’alcool ont eu raison des consommateurs réguliers de vin que nous avions hier pour les transformer aujourd’hui en consommateurs occasionnels. Les français boivent moins mais boivent désormais mieux ! D’où la multiplication des clubs d’œnologie afin d’en savoir plus sur ce produit qui fait rêver.
- Enfin, la complexité des vins français, la notion d’AOC, de crus, de classement est parfois trop complexe et a tendance à effrayer une clientèle à l’export qui a pour habitude désormais de rencontrer tout simplement le nom du cépage sur l’étiquette tandis qu’en France nous travaillons avec le nom de l’appellation mettant ainsi en avant la notion de terroir qui hélas parait bien vague pour certains. Nous pouvons d’ailleurs noter que la région viticole qui se porte le mieux (la Champagne) défend principalement une seule appellation : Champagne! |
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