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Bordeaux : Histoire du vignoble

La vigne est apparue dans le Bordelais, à l’état de culture avec les Grecs et les Romains, sur la rive droite de la Dordogne, dans le Libournais, bien avant son implantation dans le Médoc et les Graves. Elle a ainsi contribué à l’essor des ports de la Gironde : Libourne, Blaye, Bordeaux.
Mais il fallut attendre le XVIIème siècle pour asseoir la notoriété des vins de Bordeaux, avec la prédominance des Médocs et des Graves sur le reste du vignoble girondin.

En 1855, afin d’être présentés pour l’Exposition Universelle sous le Second Empire, les Vins de Gironde firent l’objet d’un classement organisé par la Chambre de Commerce de Bordeaux et le syndicat des courtiers : le classement devait établir, non la situation à cet instant, mais la progression qualitative de tous les vins rouges de la Gironde au cours des siècles, en s’inspirant des recueils archivés, traitant des vendanges, des vinifications et des vins élaborés, année après année.
Il est résulté que seuls les grands châteaux médocains furent retenus, exception faite du Château Haut-Brion, seul Cru de Graves classé. Ils sont au nombre de 61.
La même année, les vins de Sauternes et de Barsac firent également leur classement ; 27 vins furent classés en premier Cru Classé et en second Cru Classé, avec YQUEM en Premier Cru Supérieur.

En 1936, les Vins de Bordeaux sont décrétés Appellation d’Origine Contrôlée à partir de leur 4ème feuille d’origine. Il n’existe pas de Vin de Pays dans le Bordelais.
En 1955, Saint Emilion crée son classement, révisable tous les dix ans. 68 Crus sont de la fête. Révisions : 1969 – 1986 – 1996.

En 1973, le titre Premier Cru Classé a été confirmé pour les châteaux, Lafite-Rothschild, Latour, Margaux, Mouton-Rothschild et Haut Brion ; puis viennent les seconds, les troisièmes, les quatrièmes et les cinquièmes Crus Classés.
Egalement, en 1973, les Graves ont connu leur premier classement, avec 16 Grands Crus Classés Pessac-Léognan, dont 8 en vin blanc sec (les seuls du Bordelais).
Que ce soit le classement en Médoc ou en Sauternes, aucune révision n’a encore été opérée, si ce n’est celle de 2003 sur les Crus Bourgeois du Médoc avec la reconnaissance de Crus Bourgeois Exceptionnels, puis Supérieurs et enfin Crus Bourgeois.

Mais la conscience morale gagnerait-elle le Bordelais : dans l’univers des Crus Bourgeois ; le 27 février 2007, la Cour Administrative d’Appel de Bordeaux a prononcé l’annulation pure et simple de l’arrêté de juin 2003, qui homologuait son nouveau classement. Enterrée, donc, la liste qui limitait à 247 (au lieu des 420 que comptait le classement de 1932) le nombre de domaines autorisés à apposer la mention Cru Bourgeois sur leur étiquette. Enterrées également, les deux distinctions, plus prestigieuses encore, qui consacraient 87 Crus Bourgeois Supérieurs et sept Crus Bourgeois Exceptionnels.

Le vignoble bordelais est un des secteurs économiques les plus dynamiques de la région.
En 1997, il a produit un chiffre d’affaires de 17 milliards de francs dont plus de 7 à l’exportation. Les vins de Bordeaux représentent 40% du chiffre d’affaires des exportations de vins français et 17% des exportations en Aquitaine.

En Bordelais, un actif sur six vit directement de la production du vin.
Il compte 57 appellations différentes : régionales comme Bordeaux ou Bordeaux Supérieur, sous-régionales comme Haut-Médoc, Entre-Deux-Mers ou communales comme Pomerol, Margaux ou Sauternes.

On dénombre 171 crus classés dans le Bordelais.
Le vignoble est entré dans une crise économique des plus graves de toute son histoire. En 2006, le Syndicat des Vins de Bordeaux et Bordeaux Supérieur a voté la « distillation volontaire » de 260 000 hectolitres de vins rouges et rosés et 60 000 hectolitres de vins blancs, tous millésimes confondus.