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Le phylloxera

Le phylloxera, un puceron devastateur

Forme et origines du phylloxera

Le phylloxera vastatrix est un puceron d’origine américaine.

Sa forme ailée donne des larves qui forment des galles sous les feuilles de vigne. Cette frome ne contamine que de rares cépages et est de peu de nuisance pour la plante. C’est la phase ‘gallicole’.

Les larves qui contaminent le sol, peuvent se reproduire par parthogénèse, sans passer par la phase sexuée aérienne (nous avons considérablement simplifié le cycle de reproduction de cette charmante bestiole; c’est le genre de question que l’étudiant redoute de tirer le jour de l’exam!).

Les larves en piquant la pointe des racines, créent des nodosités, eu suçant la sève sur le corps des racines, elles créent des excroissances, qui éclatent et laissent pénétrer champignons et bactéries, qui détruisent les tissus, ce qui entraine la mort des racines, donc du cep.

Les premiers moyens de lutte

Au début, on injecte divers insecticides (sulfure de carbone) dans le solà l’aide de charrues spéciales, de serringues de grande taille en métal. Ce traitement couteux ne peut être pratiqué que dans les grands crus et ne fait que retarder la fatale échéance.

Un remède : l’inondation

En hiver, la vigne est noyée pendant 50jours sous 25 cm d’eau. Les œufs d’hiver du phylloxera sont tués. Ce sont donc les zones littorales ou proches de nappes phréatiques, qui sont sauvables. Ce genre de terroirs impropre à la production de vins de qualité, se retrouvent colonisés par la vigne!
Les grandes régions viticoles ne peuvent pratiquer cette méthode : allez donc noyer la Montagne de Reims, les espaliers de Cote Rotie, la croupe de château Latour!

Les terroirs sableux sont exempts du parasite : extension des vignobles sur les sols à l’ouest de Sète, ou vers la Camargue, hauts lieux propices à une viticulture de qualité (cela fit la fortune de la compagnie des Salins du Midi).

Les vignes américaines subissent le phylloxera, mais meurs racines cicatrisent vite et les piqures de l’insecte sont pour elles un désagrément anodin. Leurs raisins sont petits, à goût ‘fort’, voire immangeables…

Par croisement avec le vitis-vinifera, des générations d’hybrides furent créés, résistants à l’insecte, les meilleurs d’entre-eux produisent un vin jaune juste correct, les autres des breuvages aux goûts foxés … parfois dangereux pour la santé (méthanol).

La solution vient de la création de portes greffes par Gaston Bazelle et J.C. Planchon…
Un cépage américain comme racine (donc résistant à la maladie), une partie aérienne de cépage vitis vinifera, donnant des raisins de qualité.

La replantation ne redémarre réellement que vers 1877 et dure une vingtaine d’années… Le vignoble est sauvé mais a été considérablement fragilisé.

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