Comment est fait le rosé ?

Comment est fait le rosé ?

Les vins rosés se particularisent par leurs notes de fruits rouges, d’agrumes ou de melon. Certains dévoilent en bouche une saveur verte croquante et exquise, tels de la rhubarbe ou du céleri. Vins d’été par excellence, ils sont parfaits pour accompagner les plats frais et légers. Comment est fait ce vin tant apprécié ? Contrairement aux idées reçues, le rosé n’est pas un couplé de vin rouge et de vin blanc. Il est obtenu lorsque les peaux de raisins rouges touchent pendant une courte durée le vin. Les pigments anthocyaniques présents dans les peaux de raisins sont responsables de la couleur. La plupart des raisins rouges conviennent pour la production du rosé. Toutefois, certains styles et cépages sont plus favorables. Comment concevoir le vin ? Quelles sont les étapes ? Quelles sont les grandes familles du rosé ? Depuis quand le rosé est-il conçu ? Les réponses !

À RETENIR : Comment est fait le rosé ?

Le rosé ne résulte pas d’une combinaison du vin rouge et du vin blanc. Le viticulteur obtient cette couleur lorsqu’il passe les peaux des raisins rouges pendant une courte durée dans le vin. Cet expert a une maitrise parfaite des cépages et de la technique permettant cette couleur.

La Conservation du rosé – Tout ce qu’il faut savoir

Passionné du vin, vous souhaitez connaitre davantage sur sa technique de conception ? Lisez ce qui suit !

Quelles sont les différentes étapes de la conception du rosé ?

Le rosé trouve le juste milieu entre le vin blanc et le vin rouge. Pour l’élaborer, plusieurs méthodes existent. Les plus courantes sont les suivantes :

  • Le pressurage direct ;
  • La macération ou la saignée.

Les étapes de vinification du rosé de pressurage direct sont comme suite :

  1. La récolte du raisin qui peut être manuelle ou mécanique ;
  2. L’éraflage qui consiste à séparer les grains de la grappe ;
  3. Le foulage, appelé également l’éclatement des raisins ;
  4. La macération du jus et des peaux de raisins pendant une courte durée permettant l’obtention des couleurs et l’extraction des arômes ;
  5. Le pressurage direct de la préparation ;
  6. La fermentation alcoolique pendant laquelle les sucres du moût deviennent de l’alcool suite à l’action des levures ;
  7. L’élevage en cuve.

La vinification du rosé par macération, appelé également la saignée, est également très pratiquée. Ses étapes sont les suivantes :

  1. La récolte ;
  2. L’éraflage ;
  3. Le foulage ;
  4. La macération du jus avec les peaux des raisins à froid et en cuve ;
  5. La saignée qui consiste à retirer les peaux du jus ;
  6. La fermentation alcoolique du jus ;
  7. L’élevage en cuve.

Bon à savoir

Le rosé résultant du pressurage direct arbore avec élégance une robe rose pâle. Il dégage au nez un arôme délicat et dévoile en bouche une agréable sensation de légèreté. Quant au rosé obtenu par macération, il se reconnait par sa couleur plus soutenue et son bouquet aromatique complexe.

Points clés à retenir :

  • Suite à la récolte, les raisins passent par l’éraflage, le foulage, la macération, le pressurage direct ou la saignée, la fermentation et l’élevage en cuve.
  • Le vin qui résulte du pressurage direct se reconnait par sa robe pâle, tandis que celui obtenu par macération présente une couleur plus soutenue.

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Quelles sont les plus grandes familles de rosé ?

Pour savourer le goût unique du rosé, vous pouvez miser sur les rosés frais, légers et de couleurs claires. Ils résultent généralement du pressurage direct. Les rosés de Loire ou de Provence en sont des exemples.

Par ailleurs, si vous appréciez les saveurs gourmandes, très fruités, servez à vos tables les rosés du Sud-Ouest, du Bordeaux Clairet ou encore du Languedoc. Vous les reconnaitrez par leur couleur assez soutenue. Ils résultent soit de la saignée, soit d’autres techniques de macération.

Voici quelques exemples :

  • Le Château de Saint-Martin

Ce vin de Provence se particularise par sa couleur pêche de vigne litchi, assez limpide et brillante. Au nez, il révèle d’abord des notes de pêche blanche, suivi de jasmin accompagné d’une touche de violette, puis s’achève par des nuances fruitées de pêche de vigne et de cerise. Côté saveur, le vin répand un soupçon de cerise et de fruits exotiques, puis une flaveur prolongée de kumquat.

  • Le rosé de Saint Jean

Quelques heures de fermentation ont suffi pour obtenir un joli rosé de Bordeaux. Il dégage un arôme de fruits frais. Agréable en bouche, il laisse découvrir une saveur fraîche et douce qui surprendra les fins gourmets.

Bon à savoir

En général, les points qui différencient chaque rosé sont les cépages, les étapes de vinification et la région de production. Dans tous les cas, lorsque l’envie vous vient de déguster du bon rosé, le choix ne manquera pas.

Points clés à retenir :

  • Les rosés issus du pressurage direct se caractérisent par leur couleur claire et leur goût frais et léger.
  • Les rosés résultant de la macération ou de la saignée se distinguent par leur couleur soutenue et leur saveur gourmande.

Depuis quand le rosé est-il conçu ?

Selon l’histoire, le rosé est le plus ancien des vins. Il voit le jour en Provence. La vigne a été cultivée dans cette région vers le 3e millénaire avt J.C par les Grecs qui fuyaient Phocée. Ils débarquent dans une ville appelée plus tard la Marseille.

Ces Grecs installent le vignoble dans cette nouvelle terre tout en élaborant leur vin dans le respect de leur tradition. Après l’éclatement des raisins, ils réalisent la fermentation en amphore. Grâce à une macération de courte durée, le vin donne une couleur assez claire. Les experts le qualifient comme l’« ancêtre du rosé ». Avec la croissance de l’Empire romain, la viticulture et l’œnologie se développent dans toute la Gaule. Même les églises l’utilisent lors des cérémonies religieuses. Elles l’appelaient le « clairet ».

Ce n’est qu’au XIVe siècle que le terme « rosé » est évoqué. Il est cité par Pietro de Crescenzi en 1373 dans l’ouvrage IV de Rustican. Le mot ne réapparait qu’en 1680, dans le dictionnaire de Pierre Richelet. Il se popularise en 1682, lorsque le vin clair issu du vignoble d’Argenteuil, en région parisienne, est apprécié à la cour de Louis XIV.

Bon à savoir

Aujourd’hui, la Provence reste le producteur principal du rosé. Néanmoins, le vin est produit un peu partout à savoir dans la vallée du Rhône, à Bordeaux, dans la Loire. Il est également conçu en Espagne, en Italie et au Maroc.

Points clés à retenir :

  • Le vin clair, considéré comme l’ancêtre du vin rosé, est apparu en Provence vers le 3e millénaire avt J.C.
  • Le vin rosé porte officiellement son nom en 1682, lorsqu’il trouve du succès auprès de la cour de Louis XIV.

Pour conclure, le rosé est un vin à part entière, et non un sous-vin. Grâce à leur maitrise parfaite des étapes de la vinification, les viticulteurs ne risquent pas de vous décevoir. Le cabernet franc, le pineau d’Aunis, le merlot, le grenache noir… Tous les goûts se retrouveront !

2 commentaires sur “Comment est fait le rosé ?”

  1. […] des vins de l’AOC Beaujolais et l’AOC Beaujolais-Villages où il est vinifié en rouge et en rosé. Ce cépage est également cultivé dans les zones de production des 10 crus de la […]

  2. […] fait, vous devez apprendre à définir le timing parfait pour déboucher du rouge, du blanc ou du rosé. Il existe effectivement plusieurs paramètres à prendre en considération avant d’ouvrir une […]

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